Discipline(s)

Peinture

Mai des Artistes 2026 - Le Qu4tre - Artistes Invités : Portrait Azur

Coordonnées

E-mail : azurdels@gmail.com

L16Gare au Gorille

Instagram : @azurdusoleil

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Biographie

AZUR peint des pièces de moins de 9 m² — chambres de bonne, cellules métropolitaines — comme d’autres peignent des cathédrales. La lumière y oscille entre le sublime et le confinement, couche d’huile après couche de pastel, jusqu’à ce que les murs aient une mémoire.

AZUR est une artiste visuelle et photographe colombienne, née à Bogotá en 1999, installée à Créteil en Île-de-France. Sa pratique mêle peinture, photographie et techniques mixtes autour d’une question centrale : que fait l’espace à ceux qui l’habitent ?

Son projet Chambre Close en est l’exploration la plus aboutie. Il s’attache aux « cellules d’habitabilité » de la métropole contemporaine — pièces de moins de 9 m², chambres de bonne, espaces contraints — non comme documentation architecturale, mais comme enquête sur l’acte d’habiter. Le corps y négocie son existence dans des limites physiques précises ; la lumière y transfigure ou écrase selon l’heure et l’angle. C’est cette tension qu’elle traque.

Son processus commence par la photographie de terrain, pour capturer le comportement fugace de la lumière sur les surfaces. Elle traduit ensuite ces images sur la toile en superposant des couches d’huile et de pastel — une accumulation qui simule la mémoire des murs, là où le temps et les histoires vécues s’épaississent en strates visibles.

En 2025, elle remporte la bourse de création « Art Populaire » à la Biennale internationale d’art de Bogotá. En 2024, sa série Bogotá en Sombras est présentée à la Feria del Millón.

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Mai des Artistes 2026

​Exposants Invités & Résidents

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Mai des Artistes 2026

Artistes en scène

Mai des Artistes 2026 - Le Qu4tre - Affiche Concert

Le jour expose. Le soir performe, live.

Le samedi soir, le Qu4tre change de peau.

Les œuvres restent sur les murs, mais quelque chose bascule. La cour s'ouvre, la buvette s'anime, et la scène prend ce que les lofts ont commencé. Cinq formations se succèdent de 18h à passé minuit. Louise Mugler ouvre — voix posée, chanson folk qui prend son temps. FØR enchaîne, indie et précis. Red Curtains fait monter la température. Moi et Michael amène la pop française là où elle devient autre chose. Sonara de Luchar ferme avec la cumbia rebelle — et à ce stade, le béton danse.

Entre les sets, on mange sud-américain, on boit debout, on parle fort. Le lieu change de rythme sans changer de nature. C'est toujours le Qu4tre — brut, zénithal, chargé — mais habité autrement.

Le dimanche appartient à un autre tempo.

La Compagnie Les Chamarrées s'empare du lieu avec *De l'autre côté du monde les gens marchent sur les mains*, d'après Jean Tardieu. Une version pocket, créée pour l'occasion, mise en scène par Theodora Sugier. Trente minutes où l'absurde prend ses aises dans les charpentes Eiffel. On entre entre deux lofts, on ressort légèrement de travers. C'est exactement le bon endroit pour ça.

Dans les couloirs, Vass'O circule. On l'entend avant de le voir. Pour le Mai des Artistes, il se produit seul, en acoustique, en déambulant dans les espaces du Qu4tre — une façon de jouer qui lui ressemble : au plus près du public, sans scène ni distance.