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Mai des Artistes 2026 - Le Qu4tre - Artistes Invités : Portrait Roner

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Biographie

En 1987, Roner a 17 ans et commence à tagguer les trains d’Île-de-France avec le groupe SKC. Trente-sept ans plus tard, il peint encore — sur les terrains, sur toile, à la bombe et au Posca. Entre les deux : des procès, des sursis, des fresques XXL, des groupes qui changent et une constante — le writing et les personnages de sa jeunesse, Marvel et Dragon Ball compris, qui n’ont jamais quitté ses compositions.

Roner est un writer francilien de la première génération. Il débute en 1987 à 17 ans avec le groupe SKC — tags sur trains et murs d’Île-de-France, puis graffiti lettre-couleur et 3D. Ses premières influences lui arrivent de New York via quelques photos de métro qui circulent, puis par Spraycan Art de Henry Chalfant et James Prigoff — le livre-fondateur qui, à sa sortie, convainc toute une génération que le graffiti est une vie possible. Ses références : Seen, Lee, Dondi côté américain, Defer côté français.

Il rencontre Cry à Puteaux, passe des nuits à construire des lettres sur sketch pour perfectionner son style. Entre 1989 et 1992, il intègre le groupe 90 DBC et « cartonne » les lignes RER et les autoroutes parisiennes — jusqu’aux procès judiciaires qui l’arrêtent. Sursis de cinq ans. Il reprend ensuite ses sketches, part à Bordeaux en 2000, revient à Paris et rejoint le groupe DKA.

En 2022, il intègre ODC et rencontre DEACE, avec qui il développe des fresques à lettrage XXL intégrant des personnages — héritage de sa passion pour les univers Marvel et les dessins animés de sa jeunesse, aussi ancrés dans sa pratique que la grammaire du writing elle-même. Il transpose désormais ce langage sur toile, à la bombe et au Posca, sans rien céder aux codes du mur.
Toujours actif sur les terrains en Île-de-France.

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Mai des Artistes 2026

​Exposants Invités & Résidents

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Mai des Artistes 2026

Artistes en scène

Mai des Artistes 2026 - Le Qu4tre - Affiche Concert

Le jour expose. Le soir performe, live.

Le samedi soir, le Qu4tre change de peau.

Les œuvres restent sur les murs, mais quelque chose bascule. La cour s'ouvre, la buvette s'anime, et la scène prend ce que les lofts ont commencé. Cinq formations se succèdent de 18h à passé minuit. Louise Mugler ouvre — voix posée, chanson folk qui prend son temps. FØR enchaîne, indie et précis. Red Curtains fait monter la température. Moi et Michael amène la pop française là où elle devient autre chose. Sonara de Luchar ferme avec la cumbia rebelle — et à ce stade, le béton danse.

Entre les sets, on mange sud-américain, on boit debout, on parle fort. Le lieu change de rythme sans changer de nature. C'est toujours le Qu4tre — brut, zénithal, chargé — mais habité autrement.

Le dimanche appartient à un autre tempo.

La Compagnie Les Chamarrées s'empare du lieu avec *De l'autre côté du monde les gens marchent sur les mains*, d'après Jean Tardieu. Une version pocket, créée pour l'occasion, mise en scène par Theodora Sugier. Trente minutes où l'absurde prend ses aises dans les charpentes Eiffel. On entre entre deux lofts, on ressort légèrement de travers. C'est exactement le bon endroit pour ça.

Dans les couloirs, Vass'O circule. On l'entend avant de le voir. Pour le Mai des Artistes, il se produit seul, en acoustique, en déambulant dans les espaces du Qu4tre — une façon de jouer qui lui ressemble : au plus près du public, sans scène ni distance.