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Isabel Duque-Levitt

Discipline(s)

Textile

Mai des Artistes 2026 - Le Qu4tre - Artistes Invités : Portrait Isabel Duque Levitt

Coordonnées

E-mail : icduquelevitt@hotmail.com

L10Le Capitole

Instagram : @isabel_levitt_duque

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Biographie

Isabel Duque Levitt ne jette rien — elle tisse tout. Formée à la Manufacture des Gobelins, passée par vingt ans de Haute Couture parisienne, cette glaneuse de licières transforme les rebuts textiles, les canes flèches et les clés de récupération en œuvres où chaque fil raconte une vie antérieure.

Isabel Duque Levitt est artiste tisserande, née en Colombie, installée en France depuis les années 1990. Dessinatrice textile de formation, elle complète son parcours à la Manufacture des Gobelins avant de passer deux décennies dans les ateliers de la Haute Couture parisienne — un immersion totale dans la matière, la fibre, la structure du tissu sous toutes ses formes.

Sa pratique artistique prolonge et détourne ce savoir-faire. Adepte du recyclage radical, elle glane, récupère, accumule : des chutes de licières, des textiles hors d’usage, des canes flèches — cette variété proche du bambou utilisée dans la fabrication des chapeaux colombiens — et jusqu’à des clés récupérées lors de la rénovation de la Banque de France, qu’elle suspend dans ses tableaux tissés comme autant d’énigmes silencieuses.

Sur le métier à tisser, elle noue, tresse, tord, roule. Les marchés de son pays natal — sources d’inspiration depuis l’enfance — nourrissent une mémoire des techniques ancestrales qui traverse chacune de ses créations. Ce que d’autres jettent, elle le transforme en surface picturale, en relief, en couleur.

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Mai des Artistes 2026

​Exposants Invités & Résidents

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Mai des Artistes 2026

Artistes en scène

Mai des Artistes 2026 - Le Qu4tre - Affiche Concert

Le jour expose. Le soir performe, live.

Le samedi soir, le Qu4tre change de peau.

Les œuvres restent sur les murs, mais quelque chose bascule. La cour s'ouvre, la buvette s'anime, et la scène prend ce que les lofts ont commencé. Cinq formations se succèdent de 18h à passé minuit. Louise Mugler ouvre — voix posée, chanson folk qui prend son temps. FØR enchaîne, indie et précis. Red Curtains fait monter la température. Moi et Michael amène la pop française là où elle devient autre chose. Sonara de Luchar ferme avec la cumbia rebelle — et à ce stade, le béton danse.

Entre les sets, on mange sud-américain, on boit debout, on parle fort. Le lieu change de rythme sans changer de nature. C'est toujours le Qu4tre — brut, zénithal, chargé — mais habité autrement.

Le dimanche appartient à un autre tempo.

La Compagnie Les Chamarrées s'empare du lieu avec *De l'autre côté du monde les gens marchent sur les mains*, d'après Jean Tardieu. Une version pocket, créée pour l'occasion, mise en scène par Theodora Sugier. Trente minutes où l'absurde prend ses aises dans les charpentes Eiffel. On entre entre deux lofts, on ressort légèrement de travers. C'est exactement le bon endroit pour ça.

Dans les couloirs, Vass'O circule. On l'entend avant de le voir. Pour le Mai des Artistes, il se produit seul, en acoustique, en déambulant dans les espaces du Qu4tre — une façon de jouer qui lui ressemble : au plus près du public, sans scène ni distance.