Discipline(s)

Street Art

Mai des Artistes 2026 - Le Qu4tre - Artistes Invités : Portrait Bears

Coordonnées

Contact (via Instragram) : @bears.90dbc

ELa Cour Commune

Instagram : @bears.90dbc

Partager le profil :

Biographie

Depuis 1989, Bears fait évoluer la lettre graffiti — d’abord sur les murs, en wild style mécanique et architectural, puis sur toile, où elle se décompose en bandes modulaires, presque optiques. Membre fondateur du crew 90 DBC, figure de la scène francilienne pionnière, il reste aujourd’hui l’un des rares grapheurs de sa génération à avoir fait muter son vocabulaire sans le trahir.

Bertrand, alias Bears, est un grapheur parisien actif depuis 1989. Membre fondateur du crew 90 DBC — l’un des groupes les plus actifs de la scène francilienne du début des années 1990 — il s’impose très tôt comme une figure reconnue du graffiti français, pour son style, son engagement dans la culture et sa constance sur le long terme.

Sa pratique se déploie sur deux territoires. Sur le mur, il développe un wild style architectural et mécanique — lettres massives en volumes 3D, structures imbriquées, palette tranchée — porté à une maîtrise technique qui fait référence. Sur toile, il pousse la lettre vers autre chose : des formes modulaires répétitives organisées en bandes diagonales, palette bleu/or/gris, qui évoquent l’écaille, le pixel, la tresse — une abstraction née du geste graffiti mais qui s’en est émancipée.

Trente-six ans après ses débuts, Bears reste actif et reconnu, référence respectée d’une scène qu’il a contribué à construire.

Logo Qu4tre - Monogramme

Mai des Artistes 2026

​Exposants Invités & Résidents

Logo Qu4tre - Monogramme

Mai des Artistes 2026

Artistes en scène

Mai des Artistes 2026 - Le Qu4tre - Affiche Concert

Le jour expose. Le soir performe, live.

Le samedi soir, le Qu4tre change de peau.

Les œuvres restent sur les murs, mais quelque chose bascule. La cour s'ouvre, la buvette s'anime, et la scène prend ce que les lofts ont commencé. Cinq formations se succèdent de 18h à passé minuit. Louise Mugler ouvre — voix posée, chanson folk qui prend son temps. FØR enchaîne, indie et précis. Red Curtains fait monter la température. Moi et Michael amène la pop française là où elle devient autre chose. Sonara de Luchar ferme avec la cumbia rebelle — et à ce stade, le béton danse.

Entre les sets, on mange sud-américain, on boit debout, on parle fort. Le lieu change de rythme sans changer de nature. C'est toujours le Qu4tre — brut, zénithal, chargé — mais habité autrement.

Le dimanche appartient à un autre tempo.

La Compagnie Les Chamarrées s'empare du lieu avec *De l'autre côté du monde les gens marchent sur les mains*, d'après Jean Tardieu. Une version pocket, créée pour l'occasion, mise en scène par Theodora Sugier. Trente minutes où l'absurde prend ses aises dans les charpentes Eiffel. On entre entre deux lofts, on ressort légèrement de travers. C'est exactement le bon endroit pour ça.

Dans les couloirs, Vass'O circule. On l'entend avant de le voir. Pour le Mai des Artistes, il se produit seul, en acoustique, en déambulant dans les espaces du Qu4tre — une façon de jouer qui lui ressemble : au plus près du public, sans scène ni distance.