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Señora Serpiente

Discipline(s)

Textile

Mai des Artistes 2026 - Le Qu4tre - Artistes Invités : Portrait Senora Serpiente

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Biographie

Señora Serpiente crochète des armures. Docteure en didactique des mathématiques, originaire du Chili — fait du textile une langue politique : performance, masque, corps, résistance. Le fil comme geste, l’aiguille comme argument.

Señora Serpiente est une artiste textile et performeuse chilienne basée en France. Autodidacte dans sa pratique artistique, elle mène en parallèle un parcours académique en didactique des mathématiques, achevé par un doctorat suivi d’un postdoctorat en 2023 — une recherche sur les liens entre rythme, son et temporalité qui irrigue sa sensibilité formelle. Ses paysages d’origine, le Sud du Chili et ses collines, ses lacs, ses flores denses, imprègnent durablement son rapport à la matière et au vivant.

Depuis 2018, sa démarche s’affirme à la croisée de l’art et de l’engagement éco-féministe. Inspirée des pratiques textiles latino-américaines — notamment l’arpillera, technique de tissage collectif née comme outil de résistance et de mémoire — elle envisage le crochet, le tricot, la broderie et la couture comme des langages politiques autant qu’esthétiques. Ses créations sont portées : le corps devient support et territoire, la figure de Señora Serpiente une présence construite, masquée, revendicatrice.

Sa pratique se prolonge en médiation : elle anime des ateliers de couture militante lors de mobilisations féministes, moments de transmission où l’acte de coudre collectivement devient un geste de résistance et de soin.

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Mai des Artistes 2026

​Exposants Invités & Résidents

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Mai des Artistes 2026

Artistes en scène

Mai des Artistes 2026 - Le Qu4tre - Affiche Concert

Le jour expose. Le soir performe, live.

Le samedi soir, le Qu4tre change de peau.

Les œuvres restent sur les murs, mais quelque chose bascule. La cour s'ouvre, la buvette s'anime, et la scène prend ce que les lofts ont commencé. Cinq formations se succèdent de 18h à passé minuit. Louise Mugler ouvre — voix posée, chanson folk qui prend son temps. FØR enchaîne, indie et précis. Red Curtains fait monter la température. Moi et Michael amène la pop française là où elle devient autre chose. Sonara de Luchar ferme avec la cumbia rebelle — et à ce stade, le béton danse.

Entre les sets, on mange sud-américain, on boit debout, on parle fort. Le lieu change de rythme sans changer de nature. C'est toujours le Qu4tre — brut, zénithal, chargé — mais habité autrement.

Le dimanche appartient à un autre tempo.

La Compagnie Les Chamarrées s'empare du lieu avec *De l'autre côté du monde les gens marchent sur les mains*, d'après Jean Tardieu. Une version pocket, créée pour l'occasion, mise en scène par Theodora Sugier. Trente minutes où l'absurde prend ses aises dans les charpentes Eiffel. On entre entre deux lofts, on ressort légèrement de travers. C'est exactement le bon endroit pour ça.

Dans les couloirs, Vass'O circule. On l'entend avant de le voir. Pour le Mai des Artistes, il se produit seul, en acoustique, en déambulant dans les espaces du Qu4tre — une façon de jouer qui lui ressemble : au plus près du public, sans scène ni distance.