
Valentine H.Despointes
Discipline(s)
Cuir
Coordonnées
Biographie
Valentine H. Despointes ne peint pas, ne sculpte pas — elle découpe, chauffe, étire et assemble le cuir jusqu’à ce qu’il devienne récif, jungle, bestiaire. Une marqueterie de vivant, à la frontière de l’artisanat d’exception et de l’art plastique total.
Valentine Huyghues Despointes grandit entre les peaux et les outils de son père, sellier automobile spécialiste des voitures de collection. Mais c’est par le stylisme qu’elle commence, diplômée du Studio Berçot, avant de partir travailler à New York dans un bureau de presse. Le cuir la rattrape vite. Pour en maîtriser les exigences, elle suit une formation en sellerie-maroquinerie aux Ateliers Grégoire — et n’en repart pas à moitié faite.
Sa pratique repose sur deux techniques complémentaires. La gainerie : le cuir est découpé à la main, chauffé, humidifié, étiré parfois jusqu’à la rupture, pour épouser des formes en bois ou s’articuler grâce à des armatures de fil de fer. La marqueterie : des pièces taillées au laser sont assemblées sans marge, comme un puzzle où chaque centimètre de cuir doit s’emboîter parfaitement avec le suivant. Les peaux viennent des meilleures tanneries françaises — taurillons Rémy Carriat, chèvre Jullien — ainsi que de chutes haut de gamme sourcées à La Réserve des Arts ou à La Trouvaille, Saint-Ouen.
L’univers qu’elle construit avec ces matières est exubérant, surréaliste, profondément poétique : jungles denses, animaux stylisés, objets du quotidien détournés dans un esprit dadaïste — rôtis ficelés, entrecôtes, paniers de fruits plus vrais que nature. La couleur est sa signature : palette saturée, noirs réservés aux pupilles et aux pistils, jamais au fond.
Ce langage singulier a séduit les plus grandes maisons : Louis Vuitton, Dior Maison, Fauré Le Page, Bergdorf Goodman à New York, l’Hôtel Meurice — commandes de scénographies, défilés, décors de vitrines, objets de collection. Autant de collaborations qui n’ont pas érodé son travail personnel, distribué sur son site et dans des espaces de vente sélectifs à Paris.
Pour le Mai des Artistes 2026, Valentine H. Despointes investit la thématique de la mer — terrain qu’elle a déjà cartographié en cuir, coraux et bancs de poissons, dans des installations qui font tenir tout un récif entre quatre murs.









Mai des Artistes 2026
Exposants Invités & Résidents
Aline Schmitt
L18La Traverse
Azur
L16Gare au Gorille
Bears
ELa Cour Commune
Caribay Yare
L10Le Capitole
Carmen Ríos-Seidel
L10Le Capitole
Charlotte Potin
L11L’Aiguillage
Chiara Arsego
L16Gare au Gorille
Choper
ELa Cour Commune
Christophe Hameau / Bloody Bob
CEn cours d’attribution
Cyril Jouvin
L17Shongololo
Deborah Yadan / Madé
L14Paris-Brest
Fabien Jouanneau
L9Le Train de la Mine
Gabriela Larrea Almeida
L10Le Capitole
Geraldine de Montleau-Rigolleau
L15L’Orient-Express
Germán Fernández
L10Le Capitole
Isabel Duque-Levitt
L10Le Capitole
Jack Pionisci
L8Jean-Michel Gare
Jean-Yves Le Gaffric
L8Jean-Michel Gare
Jhon Sánchez Colorado
L3Grand Central Terminal
Johanna Törnqvist
L11L’Aiguillage
Laura Lago
L9Le Train de la Mine
Leonardo Marcos
L1Un tramway nommé Désir
Liz del Pilar
L10Le Capitole
Marie Rose Alonso
L9Le Train de la Mine
Mathieu Raze / Maniak
L12Le Terminus
Nancy Murillo / La Murillo
LEn cours d’attribution
One Hope
ELa Cour Commune
Pascal Lachaux / Mopart
L8Jean-Michel Gare
Pascale Lander
L18La Traverse
Patricia Thibault
L13La Loco
Roner
CEn cours d’attribution
Sabine Allain
L15L’Orient-Express
Salvador Ruiz
L18La traverse
Samer Tarabichi
L5Gare de Oriente
Señora Serpiente
L10Le Capitole
Shen Jia
L4 Darjeeling Ltd
Snake
LEn cours d’attribution
Sonia Souissi
L4 Darjeeling Ltd
Stephane Martin
L3Grand Central Terminal
Stéphane Vidal
L14Paris-Brest
Suzana Aćimović / Suki
L4 Darjeeling Ltd
Syene Bernal Luna
L10Le Capitole
Thomas Le Romancer / TLR
L7Wagon Bar
Valérie Obry
L13La Loco
Virginie Burgos
L7Wagon Bar
Virginio Vona
L17Shongololo

Mai des Artistes 2026
Artistes en scène
Le jour expose. Le soir performe, live.
Le samedi soir, le Qu4tre change de peau.
Les œuvres restent sur les murs, mais quelque chose bascule. La cour s'ouvre, la buvette s'anime, et la scène prend ce que les lofts ont commencé. Cinq formations se succèdent de 18h à passé minuit. Louise Mugler ouvre — voix posée, chanson folk qui prend son temps. FØR enchaîne, indie et précis. Red Curtains fait monter la température. Moi et Michael amène la pop française là où elle devient autre chose. Sonara de Luchar ferme avec la cumbia rebelle — et à ce stade, le béton danse.
Entre les sets, on mange sud-américain, on boit debout, on parle fort. Le lieu change de rythme sans changer de nature. C'est toujours le Qu4tre — brut, zénithal, chargé — mais habité autrement.
Le dimanche appartient à un autre tempo.
La Compagnie Les Chamarrées s'empare du lieu avec *De l'autre côté du monde les gens marchent sur les mains*, d'après Jean Tardieu. Une version pocket, créée pour l'occasion, mise en scène par Theodora Sugier. Trente minutes où l'absurde prend ses aises dans les charpentes Eiffel. On entre entre deux lofts, on ressort légèrement de travers. C'est exactement le bon endroit pour ça.
Dans les couloirs, Vass'O circule. On l'entend avant de le voir. Pour le Mai des Artistes, il se produit seul, en acoustique, en déambulant dans les espaces du Qu4tre — une façon de jouer qui lui ressemble : au plus près du public, sans scène ni distance.
Compagnie Les Chamarrées
LL’Atelier – Dimanche 31 mai
FØR
SSamedi 30 mai – Live à 19h
Louise Mugler
SSamedi 30 mai – Live à 18h
Moi et Michael
SSamedi 30 mai – Live à 21h
Red Curtains
SSamedi 30 mai – Live à 20h
Sonara de Luchar
SSamedi 30 mai – Live à 22h
Vass’O
CDimanche 31 mai – Live dès 13h30

























































