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Caribay Yare

Discipline(s)

Textile

Mai des Artistes 2026 - Le Qu4tre - Artistes Invités : Portrait Caribay Yare

Coordonnées

E-mail : cariyare27@gmail.com

L10Le Capitole

Instagram : @cariyare_art

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Biographie

Caribay Yare tisse depuis l’enfance — mais pas seulement avec du fil. Elle tisse entre deux cultures, deux pays, deux états intérieurs. Sa pratique textile puise dans la cosmovision wayuu et dans la psychanalyse, faisant du tissu le lieu exact où le mythe et le traumatisme se rencontrent.

Caribay Yare est née à Maracaibo, au Venezuela, ville carrefour où coexistent la culture occidentale et celle de l’ethnie wayuu — peuple matriarcal dont les traditions ancestrales de tissage, de mythologie et de croyances magico-religieuses vont profondément marquer sa démarche artistique. Elle obtient une licence en arts plastiques à l’Université du Zulia en 2009, puis une spécialisation en muséologie à l’Université Centrale du Venezuela en 2014.

Son travail prend comme point de départ les savoir-faire traditionnellement féminins — broderie, tissage, couture — pour les élever au rang de propositions d’art contemporain. Elle s’inspire notamment du tissage du chinchorro et des récits mythiques wayuu, dont celui de Waleker, l’araignée tisserande, et de Rumula, la mite créatrice de chemins. Dès 2013, elle fonde le collectif Waleker à Maracaibo, menant des interventions de tissage urbain dans l’espace public avec des matériaux recyclés.

L’émigration vers l’Europe marque une rupture et une renaissance. Confrontée au déracinement, elle s’engage dans un processus psychanalytique qui nourrit deux nouvelles séries : Du mystique au monstrueux — où fils colorés et masques sombres cartographient les états intérieurs — et Troubles mentaux, qui décompose visuellement l’angoisse et sa résolution. La série Le Cuji, l’arbre du désert expatrié en hiver prolonge cette réflexion à travers la figure de l’arbre vénézuélien Prosopis juliflora, métaphore de la résilience des émigrants. Caribay Yare vit et travaille à Paris.

Expositions

expositions-Caribay-Yare

Expositions et projets (sélection)

2017
El pequeño árbol soñador — 1er Prix
Salon des Jeunes Artistes, FIAAM
Centre d’Art Lía Bermúdez, Maracaibo, Venezuela

2015
Le Hamac de Rumula
Salon des Jeunes Artistes
MACZUL — Museo de Arte Contemporáneo del Zulia, Maracaibo

2014
Or et Argent
Exposition de jeunes artistes
Foire d’art et d’antiquités Maracaibola, Maracaibo

2013
Intervention Tissage Urbain — Collectif Waleker
Rue Carabobo, Maracaibo
Tissage urbain sur mobilier public avec matériaux recyclés

2008
La Fille de Waleker
Maracaibo

Sans date précisée — projets européens
Du mystique au monstrueux
Série textile, Paris / Madrid

Troubles mentaux
Série textile, Paris / Madrid

Le Cuji, l’arbre du désert expatrié en hiver
Installation textile, Paris

Prix et distinctions

2017
1er Prix — Salon des Jeunes Artistes, FIAAM
Centre d’Art de Maracaibo Lía Bermúdez, Venezuela
Œuvre primée : El pequeño árbol soñador

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Mai des Artistes 2026

​Exposants Invités & Résidents

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Mai des Artistes 2026

Artistes en scène

Mai des Artistes 2026 - Le Qu4tre - Affiche Concert

Le jour expose. Le soir performe, live.

Le samedi soir, le Qu4tre change de peau.

Les œuvres restent sur les murs, mais quelque chose bascule. La cour s'ouvre, la buvette s'anime, et la scène prend ce que les lofts ont commencé. Cinq formations se succèdent de 18h à passé minuit. Louise Mugler ouvre — voix posée, chanson folk qui prend son temps. FØR enchaîne, indie et précis. Red Curtains fait monter la température. Moi et Michael amène la pop française là où elle devient autre chose. Sonara de Luchar ferme avec la cumbia rebelle — et à ce stade, le béton danse.

Entre les sets, on mange sud-américain, on boit debout, on parle fort. Le lieu change de rythme sans changer de nature. C'est toujours le Qu4tre — brut, zénithal, chargé — mais habité autrement.

Le dimanche appartient à un autre tempo.

La Compagnie Les Chamarrées s'empare du lieu avec *De l'autre côté du monde les gens marchent sur les mains*, d'après Jean Tardieu. Une version pocket, créée pour l'occasion, mise en scène par Theodora Sugier. Trente minutes où l'absurde prend ses aises dans les charpentes Eiffel. On entre entre deux lofts, on ressort légèrement de travers. C'est exactement le bon endroit pour ça.

Dans les couloirs, Vass'O circule. On l'entend avant de le voir. Pour le Mai des Artistes, il se produit seul, en acoustique, en déambulant dans les espaces du Qu4tre — une façon de jouer qui lui ressemble : au plus près du public, sans scène ni distance.