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Samer Tarabichi

Discipline(s)

Peinture

Artistes résidents du Qu4tre : Samer Tarabichi - Crédit photo : Marko Livier

Coordonnées

Adresse :
4 boulevard Vercingétorix
95100 Argenteuil
France

LGare de Oriente

Site Web : www.samertarabichiart.com
Instagram : @samerart
Facebook : @samer.tarabichi.art

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Biographie

L’art et la médecine soignent nos âmes sur deux niveaux parallèles, complémentaires. L’un diagnostique le corps, l’autre les souffrances de notre société.

Samer Tarabichi est franco-syrien, né en 1982 à Alep. Peintre principalement autodidacte, il a suivi des cours à l’Institut d’Art Roland Khoury de 2000 à 2002, parallèlement à ses études de médecine.

Il a participé à plusieurs expositions collectives à Alep, puis à Paris : Clair et Obscur Au Cœur de l’Hiver, les expositions de l’AGOSPAP, Terre Natale à la mairie du 2e arrondissement. En 2017, il expose en binôme avec l’artiste turque Fulya Çetin à Istanbul avec la série Arrachement.

Samer vit aujourd’hui à Argenteuil, au sein du Qu4tre où il a installé son atelier. Il exerce par ailleurs la médecine en tant que gastro-entérologue en Île-de-France.

« Alors que la médecine s’occupe des maladies physiques et psychiques de notre corps et les soigne d’une démarche scientifique, l’art diagnostique les maladies et les souffrances de notre société et essaie de les soigner d’une façon créative, émotionnelle et spirituelle. »

Mondial-is-me

Dans cette série, l’art ancien rencontre les traits du Pop Art. Nos angoisses de société se perpétuent à travers les siècles. La consommation est louée, le junk est notre nouvelle religion, nos couronnes de laurier sont remplacées par des fortunes boulimiques, notre vie se canalise par le virtuel. Dans un monde qui a reconnu et continue parfois d’admettre l’esclavagisme, le machisme, l’industrialisation et la violence comme règles d’or, nos penseurs politiciens sont déconnectés, prêchent pour un monde de xénophobie et d’individualisme, laissant notre terre sombrer dans la pollution et les dérèglements climatiques.

« L’art doit nous faire penser, émouvoir, et parfois perturber. Il n’est point là pour être décoratif ou ornemental, il est là pour nous faire avancer vers un monde meilleur. »

Arrachement

Série exposée en binôme avec Fulya Çetin à Istanbul en 2017.

« Être arraché, c’est souffrir, s’émietter comme des petits morceaux de pain, et parfois disparaître. Comme à la naissance d’un enfant, on l’arrache du corps de sa mère, on coupe le cordon ombilical pour lui offrir la vie. Ainsi l’arrachement peut être aussi : partir, rencontrer, grandir, construire et renaître.

Mais partir avec un grand bagage. Un très grand bagage, qui ne demande qu’une toute petite place, au fond de notre cœur. Dans ce bagage, on mettra les prénoms de nos ancêtres, leurs valeurs et parfois leurs défauts, les paroles des prières, les portes de notre ville, l’odeur du café de notre grand-mère, notre Teddy, et une berceuse fredonnée par maman.

Et puis la vie continue. On choisit un nouveau chemin, de nouvelles rencontres, on construit de nouveaux cycles de confiance. L’important, après cet arrachement, c’est d’arriver à construire des ponts entre notre histoire et notre futur, nos souvenirs et nos visions, notre ville natale et nos villes adoptives. À l’image de ces ponts qui relient Orient et Occident, Europe et Asie, dans cette magnifique ville qui s’appelle Istanbul. »

Fragments d’amour

Dans cette série récente, Samer exprime tout ce qui nous a manqué pendant les deux années de pandémie : les touchers, les baisers, les regards.

« L’œil capte un instant : un toucher, un regard, un mot, un baiser… Le pinceau le transcrit, la couleur l’incarne, la lumière l’éternise. Amant ou chérie, homme ou femme, père ou mère, inconnu d’une nuit ou partenaire d’une vie. Peu importe. Cet instant restera. Un fragment. Un fragment d’amour. »

Expositions

Samer Tarabichi - Exposition « arrachement » - Istanbul 7-21 décembre 2017

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